Une conférence dansée sous l’impulsion d’Anne Verdier et de Jacqueline Razgonnikoff, entourées des nombreux artistes.
L’histoire des robes à paniers s’arrime à la question du luxe, si importante aux yeux de la société que même la loi s’en préoccupe. Par une longue série d’édits somptuaires, constamment renouvelés et jamais respectés, elle tente, depuis le XVIe siècle, de réglementer l’ornementation des carrosses, le nombre de plats servis à table, le choix des étoffes ou le port des dentelles. La mode des paniers, lancée en France comme dans toute l’Europe par la cour, reprise à la ville, est adoptée sur scène par les plus célèbres danseuses et actrices qui l’abandonneront finalement au nom de la vérité et du naturel, au profit d’une mode moins contraignante pour le corps féminin. De nombreux débats dans lesquels s’inviteront même moralistes et théologiens jalonnent ce parcours. Fondée sur des textes souvent inédits, la conférence sera enrichie de moments de théâtre, de chant, de musique et de danse qui apporteront élégance et légèreté à l’histoire « des dessous des paniers » qui risquait bien d’être enfermée dans le carcan d’une morale mal comprise. La mode : liberté ou contrainte ? Sommes-nous si éloignés de notre époque ?
Communication le jeudi 2 décembre 2021, en visio conférence, sur le thème « Boléro et Cachucha d’après les Cahiers de Michel Saint-Léon« , dans le cadre de la Conférence internationale « Un siècle de danse en Espagne (1836-1936) : identités, répertoires, imaginaires et contextes«
Institut d’histoire-CSIC et Musée national du romantisme
John James Chalon (1778-1854). « Bal public ». Huile sur toile, 1818. Paris, musée Carnavalet.
Quadrilles – Danse et divertissements entre République et Empire, autour de la figure de Jean-Étienne Despréaux (1748-1820) »
Journée d’études le vendredi 26 novembre 2021, entre 9h et 19h, à l’auditorium de la BnF François Mitterand
En partenariat avec l’Institut national d’histoire de l’artet le Centre national de la danse (CN D)
Organisateur des fêtes publiques sous le Consulat et l’Empire, maître à danser à l’Académie royale de musique, professeur de maintien au Conservatoire de Paris, chansonnier, dramaturge, et inventeur d’un système de notation de la danse et d’un « chronomètre musical », Jean Étienne Despréaux (1748-1820) constitue une figure majeure de la danse au passage du siècle, témoin et acteur des évolutions de la danse et du ballet entre les années 1790 et 1820. Si certains de ses ouvrages ont été publiés, de nombreux documents autographes conservés dans le Fonds André Jean Jacques Deshayes de la Bibliothèque-Musée de l’Opéra, restent aujourd’hui peu étudiés : cette journée entend prendre pour point de départ la figure de Jean Étienne Despréaux pour analyser une période singulière qui voit évoluer le langage chorégraphique, les terminologies qui s’y rapportent et une esthétique dont l’histoire des représentations se fait aussi l’écho. La journée se clôturera par une reprise de plusieurs quadrilles de Despréaux, par Irène Feste et les élèves du Conservatoire de Boulogne-Billancourt, à partir des notes et partitions conservées à la Bibliothèque-Musée de l’Opéra.
Le projet d’Irène Feste « Les quadrilles de Jean-Étienne Despréaux, organisateur des divertissements et spectacles à la cour de Napoléon 1er » bénéficie d’une aide à la recherche et au patrimoine en danse (2020) du Centre national de la danseet a obtenu le label 2021 Année Napoléon.
Pour les journées du Patrimoine, la compagnie Divertimenty propose une conférence dansée suivie d’une animation bal, le dimanche 19 septembre 2021, à 16h, à l’Hôtel de Villes d’Asnières.
by Hubert Hazebroucq (Compagnie Les Corps Eloquents, Paris), Irène Feste (Compagnie Danses au (Pas)sé, Paris), Gerrit Berenike Heiter (University of Vienna)
mama mouchij is the enigmatic title of a male solo in Feuillet-Beauchamp(s) notation with a melody filling eight pages on four sheets. The notation, full of errors and drafted rather hastily, is part of a larger collection of manuscript choreographies at the Bibliothèque de l’Opéra de Paris (F-Po RES-817). Whenever this choreography has come into the spotlight of research so far, it was because of its link to turqueries as a creative adaptation inspired by the original expression and idea in the cérémonie turque of Le Bourgeois gentilhomme (1670).
After several investigations into the materiality of the manuscript and the history of the migrations of the tune, our research aims at answering several questions: Where does the music come from? And considering that mama mouchij is rather the title of a melody than the title for the choreography, to what extent does this dance evoke a Turkish character and which elements and specific features can be identified as possibly connected with Turkish stage characters? Can this choreography be linked to a specific performance or play at the théâtre de la foire or the comédie italienne?
The migration of the melody of mama mouchij from a stage tune to a contradance to finally end as a tune for a carillon proves not only its popularity throughout the 18th century but reveals hybrid practices and transfers between the theatrical stage, social dancing and music printing practices.